
Cette flûte oblique, de 45 à 90 cm de long, est faite en bois d'arbre fruitier (cerisier, alisier, grenadillo...) ou en palissandre, mais il en existe aussi en roseau (Arundo Donax), métal ou plastique. Le kaval bulgare est un instrument de musique en trois parties assemblées comme une clarinette, avec des renforts en corne de vache et des décorations en métal, alors que le kaval macédonien est en une seule pièce de bois. Comme le ney, le kaval est ouvert aux deux extrémités, et on en joue en soufflant dans la tête biseautée. Il est percé de huit trous (dont un trou derrière) et de quatre trous du diable en bas de la flûte. Ces derniers sont supposés améliorer le ton et les intonations. Un conte du folklore bulgare raconte que le diable était excédé par le son de la flûte d'un berger. Lorsque le berger s'assoupit, le diable en profita pour percer la flûte mais au lieu de la détruire, ces trous améliorèrent la qualité sonore contrecarrant ainsi les plans du diable. La difficulté est la même que celle présentée par toute flûte à col ouvert, sans tuyau ou conduit. Ce sont les lèvres qui doivent former le conduit qui permettra à l'air de venir butter de manière correcte contre le biseau de la flûte, d'où ce son particulier, venteux. Ce sont les musiques folkloriques qui sont jouées sur cet instrument pastoral à l'origine, souvent utilisé par paires, l'un servant de bourdon. L'ambitus est de deux octaves.